Expatriation au Japon : Commodités et difficultés

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La vie d’expatrié

Quelle que soit la durée de la période d’expatriation, il est indéniable qu’un expatrié fait preuve d’une forme de bravoure face au choix ou à l’obligation qu’implique le fait de quitter son pays d’origine pour aller vivre dans un pays étranger. En effet, on peut tout aussi bien décider de s’expatrier à l’autre bout du monde jusqu’à la fin de sa vie que de s’installer dans un pays voisin pour une période plus passagère. L’éventail des possibilités est vaste et les conséquences, nombreuses et diversifiées. Ainsi, le pays du soleil levant présente un certain nombre de particularités sociétales aux antipodes de celles occidentales, rendant donc le processus d’expatriation au Japon sensiblement différent et plus délicat que dans de nombreux autres pays.

Découvrez notre article, Expatriation, le bonheur est à l’autre bout du monde

Pourquoi le Japon ?

Selon des chiffres communiqués en 2015 par l’Ambassade de France, les français étaient au nombre de 12.000 dans l’ensemble du Japon. Ils ne représentent seulement que 0,5% des étrangers au Japon (la grande majorité de Chine et de Corée du Sud) et moins de 0,1% de la population japonaise total. Ainsi, en 2019, le nombre total de résidents étrangers étaient de 2.829.416 soit 2,2% de la population totale. Mais alors, au-delà d’une possible obligation, pourquoi ces étrangers ont-ils décidé de choisir le Japon comme terre d’expatriation?

La raison principale est que le Japon représente une puissance économique et financière conséquente, ainsi, s’expatrier au Japon est une véritable opportunité professionnelle. De plus, le pays enregistre un taux de croissance en constante évolution (en ne tenant pas compte de la crise sanitaire de la Covid-19) et constitue donc un lieu attractif pour les expatriés mais également pour les entreprises souhaitant s’exporter à l’international.

Les commodités de l’expatriation au Japon

Un des meilleurs salaires pour les expatriés

Le Japon est le pays rémunérant le mieux les expatriés en Asie, d’après l’enquête MyExpatriate Market Pay de 2019. Il est également en deuxième position au niveau mondial, juste derrière le Royaume-Uni. Ainsi, les employés expatriés au Japon peuvent s’attendre à un salaire moyen de 386 451 dollars par an. Cela s’explique en partie par le fait que le yen a connu une très bonne année.

La réputation avérée des transports

Les transports japonais représentent la fierté du pays. Toujours à l’heure, propres, avec des sièges chauffant en hiver et la climatisation pour supporter la canicule. Ainsi, se déplacer pour le travail, pour rencontrer des clients ou simplement pour des courses de la vie quotidienne n’a jamais été aussi facile (et économique).

Facilité d’apprentissage de cette langue complexe

La meilleure manière d’apprendre un langue est d’être en immersion dans ledit pays. Ainsi, si vous souhaitez commencer à apprendre (bien qu’il soit conseillé d’avoir quelques bases en japonais avant de partir) ou au contraire, approfondir votre japonais, l’expérience qu’est l’expatriation ne vous sera que bénéfique. De plus, vos yeux et votre cerveau s’habitueront plus vite à l’alphabet japonais composés des 漢字 kanji mais également des 仮名, kana puisqu’il existe très peu de bâtiments, publicités, enseignes… exposant un alphabet latin.

Les difficultés de l’expatriation au Japon

Une vue complexe de l’étranger

Un 外国人 gaikokujin (souvent rencontré sous sa forme contractée 外人 gaijin) signifie littéralement « personne de l’extérieur ». Pour les Japonais, ce terme englobant toutes les personnes non japonaises et en particulier les occidentaux, est souvent utilisé avec une connotation péjoratif. Cet individu restera un étranger au Japon malgré ses efforts, sa durée et sa capacité d’intégration.

Certaines personnes cherche donc dans le changement définitif de nationalité une alternative afin de « devenir » et d’être considéré Japonais (au moins sur le plan administratif). Cette démarche prend près d’un an en moyenne à partir de la date de la demande et nécessite naturellement de remplir de strictes et solides conditions, notamment, renoncer à sa citoyenneté d’origine.

Les différences culturelles

Comme pour tous pays, le Japon possède une culture, des traditions ou encore des croyances qui lui sont propres. Cependant, ces règles de base de la société sont aux antipodes du système occidental. Voici quelques exemples de codes sociétaux :

  • Il est impoli de dire directement « non » ou d’exprimer un quelconque refus en japonais.
  • Lorsque vous donnez ou recevez quelque chose que ce soit des documents, des cartes de visite ou encore des cadeaux, vous devez utiliser vos deux mains, signe de respect et de politesse.
  • Dans les transports publics et dans la rue, il est malvenu de boire, manger, fumer (il existe des zones prévues à cet effet appelées « Smoking Area ») ou encore montrer un quelconque signe d’affection (s’enlacer, s’embrasser…).
  • À table, il est irrespectueux de pointer une personne ou un objet avec ses baguettes.
  • Dans certains restaurants, si vous souhaitez entrer dans les toilettes, vous devez vous vêtir des pantoufles prévues à cet effet et qui sont placées devant la porte.

Ainsi, ces différences culturelles constitue un réel défi pour les expatriés au Japon. Par ailleurs, certaines personnes installées depuis des années ne parviennent toujours pas à s’intégrer et à assimiler cette nouvelle culture. Peu importe le lieu, il importe de bien saisir les codes afin de ne manquer de respect à personne.

Conclusion

Représentant une possibilité unique de stimulation professionnelle, l’expatriation au Japon permet de découvrir un style de vie, une culture et même une langue totalement inédits. Cependant, il ne faut pas oublier que toute expatriation s’accompagne d’un grand nombre de défis. Ainsi, bien se préparer, que ce soit financièrement, moralement et administrativement, est une étape primordiale à une intégration réussie.

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Sofia
Je m'appelle Sofia et je suis née en 1999 dans la région parisienne. Malgré cela, j'ai grandi et fait l'intégralité de mes études dans le nord de la France. Actuellement en troisième année de Langues Étrangères Appliquées à l'Université Catholique de Lille, les langues sont, depuis ma tendre enfance, une réelle passion à laquelle je me dédis pleinement.

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