Le sapin de Noël: Une tradition aux multiples racines

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Le sapin de Noël: Une tradition aux multiples racines

D’une tradition venue de l’Est et du Nord à une production mondiale intensive, où en sommes-nous aujourd’hui avec le sapin de Noël ? À quelques jours des célébrations de fin d’année, il est tout naturel de revenir sur cette tradition aux multiples racines avec en plus cette année une comparaison écologique. Et oui, on est bientôt en 2020 🙂

Une tradition aux racines multiples

Un Noël sans sapin est-il un vrai Noël ? Non, pour la majorité d’entre nous ! Difficile d’envisager les fêtes de fin d’année sans la présence chaleureuse d’un arbre de Noël plus ou moins décoré, classique en rouge et vert ou en blanc et doré, ou un peu décalé, en bleu électrique ou encore rose fuchsia. Nouvelle tendance écologique 2020: de plus en plus de foyers choisissent de véritables sapins au lieu des sapins en plastique pour des raisons écologiques mais également esthétiques.  Mais d’où vient exactement la tradition du sapin de Noël.

D’où nous vient cette habitude ?

Il semble qu’il s’agisse d’une très ancienne tradition païenne, associée au solstice d’hiver du 21 décembre que l’on trouve en Europe du Nord, en Allemagne et en Autriche ou encore chez les Celtes 2000 ans avant notre ère.

Arbre de vie, arbre sacré, arbre du renouveau, arbre de l’enfantement chez les Celtes, le sapin tel que l’on le connait aujourd’hui, généralisé dans presque tous les foyers et espaces publics, viendrait au VIIème siècle de la fusion de ces rites païens avec la tradition chrétienne, tout d’abord réticente à son introduction.Au XIe siècle, on décorait déjà des arbres qu’on garnissait de pommes rouges et on disait qu’il faisait référence à l’arbre du paradis. Ensuite, c’est en Allemagne que la coutume a véritablement pris naissance.

Vers 1520, on décorait les arbres avec des confiseries, des pommes et même des petits gâteaux et on plaçait déjà, à cette époque, une étoile au sommeil pour rappeler celle de Bethleem. Aussi, au XVIe siècle, on rapporte une légende voulant que Martin Luther, un prêtre allemand, avait offert un sapin à ses enfants le jour de la veille de Noël pour qu’ils se rappellent des merveilles de Dieu.

Ensuite, au XVIIe siècle, on débute l’illumination du sapin. Les moyens entrepris sont plus complexes que d’y installer des guirlandes lumineuses comme aujourd’hui. On remplit des coquilles de noix d’huile dans lesquelles on dépose, à la surface, une mèche qu’on allume. Certains garnissent l’arbre de petites chandelles attachées sur les branches. Évidemment, ce n’était pas très sécuritaire…

En 1738, un premier sapin de Noël est installé au Château de Versailles sous l’initiative de l’épouse de Louis XV, roi de France. Un siècle plus tard, en 1837, c’est aux Tuileries qu’on dresse un sapin grâce à la duchesse d’Orléans qui a des origines allemandes. Vers 1871, une vague d’immigrés provenant d’Alsace-Lorraine quittant leur province allemande vient s’établir en France et y introduisent donc la coutume un peu partout au pays. Au même moment, la tradition est aussi intégrée en Grande-Bretagne, puis aux États-Unis et au Canada.

Le sapin artificiel, des effets néfastes sur l’environnement

Les avantages supposés du sapin artificiel

Les sapins de Noël synthétiques ne perdent pas leurs épines et restent éternellement verts, en tout cas bien plus longtemps que les sapins naturels. On peut donc utiliser le même sapin pendant plusieurs années, ce qui semble une bonne idée de développement durable.

L’impact néfaste du sapin artificiel sur la planète

Ces sapins sont réalisés en plastique, lui-même fait de pétrole, matière première non renouvelable et polluante, à la fabrication comme à la destruction. Son processus de production est coûteux en énergie et en plastique émetteur de gaz à effet de serre. Il faut des années pour amortir un sapin en plastique sur le plan de l’environnement par rapport à un sapin naturel.

Même si le sapin en plastique peut être réutilisé plusieurs années (en moyenne, il est changé tous les 3 ans en France), il est loin d’être l’idéal pour notre planète.

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Florian Ravaux
Breton d’origine, Florian Ravaux a peur d’une seule chose : que le ciel lui tombe sur la tête. Né à Rennes en 1983, Florian a suivi des études de droit en Bretagne à l’université de Rennes 1 ainsi qu’en Allemagne au sein de la Humboldt Universität de Berlin. Au cours de ce cursus, il se spécialise dans le droit européen. Il a également obtenu un master en sciences-politique de l‘institut des hautes études européennes de Strasbourg en partenariat avec Sciences-po Strasbourg.

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