Neukölln: La nouvelle place to be in Berlin ?

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Neukölln: La nouvelle place to be in Berlin ?

La transformation fulgurante de Neukölln

Il y a encore quelques années, Neukölln n’était pas réputé pour être « the place to be or to live» à Berlin. Pourtant aujourd’hui, il est l’un des quartiers les plus attractifs pour les jeunes et artistes fraîchement débarqués dans la capitale. Des loyers moins chers qu’à Kreuzberg ou Friedrichshain, des locaux vides ou encore la transformation de l’aéroport Tempelhof en parc ont favorisé l’installation d’artistes, de bars « à la berlinoise », et de néo berlinois de différentes nationalités. Cette mutation a permis de donner un côté plus multiculturel et vivant au quartier mais, a également engendré une montée des prix, qui n’est pas sans créer des tensions

A côté des magasins turcs de fruits et légumes s’étalant sur des mètres, des bars sportifs ou encore des «Ecke Kneipe », ces bistrots de quartiers, se côtoient désormais galeries d’art, bars épurés et branchés « à la berlinoise », restaurants rapides proposant des hamburgers faits maisons ou de la cuisine végétarienne et végétalienne.

Ce quartier, si peu favorisé des jeunes il y a encore cinq ans, à cause d’une mauvaise réputation, d’une vie nocturne inexistante et, dans lequel de nombreuses familles originaires de Turquie ou de pays arabes ont élu domicile depuis de longues années, est aujourd’hui prisé par un grand nombre de personnes arrivant à Berlin, qu’elles soient allemandes ou étrangères. En l’espace de quelques années, le visage de ce quartier, situé au sud de Kreuzberg, entre Treptow et Schöneberg, s’est littéralement transformé et, a vu petits cafés, bars et mini-clubs, restaurants alternatifs pousser comme des champignons.

Parmi ces nouveaux arrivants, les artistes, comme c’est souvent le cas, ont été les premiers à prendre possession de ce quartier au moment où les prix étaient relativement bas. La mise en place dès 1999 du festival d’art et de culture 48 heures Neukölln, qui se déroule en juin pendant deux jours dans tout le quartier, a largement contribué au développement du Kiez et, à modifier son image négative. Cela a entraîné d’autres artistes à venir installer leurs ateliers dans cette partie de la ville où des endroits comme l’ancienne usine à Bière, la Kindlbrauerei sur la Mainzerstrasse, offrent la possibilité de louer des locaux à des prix relativement peu élevés.

Mais l’effet positif qu’a pu avoir cette mutation sur le quartier de Neukölln, dont certaines zones étaient encore décrites comme dangereuses il y a quelques années de cela, a aussi son revers. Même si les prix des locations restent moins chers qu’à Kreuzberg ou à Friedrichshain, Neukölln est train de connaître le même processus : une gentrification qui poussent propriétaires et agences immobilières à augmenter les loyers. Une conséquence inévitable qui se répercute bien souvent sur les personnes et familles installées depuis plusieurs années et, qui, contraintes par cette hausse, sont obligées de s’éloigner toujours un peu plus des zones centrales.

Un quartier multiculturel ?

Les rues de Neukölln affichent désormais un multiculturalisme plus marqué que dans d’autres quartiers de Berlin mais, derrière cette facette, se cache également une cohabitation qui s’avère parfois difficile entre les nouveaux et anciens habitants.
En témoigne les affichages anti-touristes dans les rues de Neukölln, notamment contre ceux que l’on nomme hipsters, des jeunes branchés nouveaux venus à Berlin et que l’on pointe comme étant responsables de cet effet de gentrification. En réaction à cette campagne, un groupe appelé « hipsters antifa » s’est constitué dans le but de dénoncer cette stigmatisation et de dénoncer les déviances racistes que peuvent avoir ces accusations. Dans cette situation que personne ne maîtrise ou ne peut maîtriser, il est surtout question pour chacun de tenter de trouver sa place dans une ville au pouvoir économique faible mais qui continue d’attirer chaque année des milliers de personnes.

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Florian Ravaux
Breton d’origine, Florian Ravaux a peur d’une seule chose : que le ciel lui tombe sur la tête. Né à Rennes en 1983, Florian a suivi des études de droit en Bretagne à l’université de Rennes 1 ainsi qu’en Allemagne au sein de la Humboldt Universität de Berlin. Au cours de ce cursus, il se spécialise dans le droit européen. Il a également obtenu un master en sciences-politique de l‘institut des hautes études européennes de Strasbourg en partenariat avec Sciences-po Strasbourg.

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